Mini pelles : les TP visitent l’usine Volvo de Belley
La chambre de l’Industrie Routière de BTP Rhône a eu la chance d’arpenter les ateliers de fabrication de l’usine Volvo Construction Equipment, située à une centaine de km de Lyon. Là-bas, les mini pelles – jusqu’à 5,8 T – sont reines. Conçues, fabriquées, peintes, et même essayées dans un centre de démonstration où les adhérents présents ont pu tester les machines de leurs rêves. Un déplacement organisé par Nicolas Petreaux, directeur général de Tebior, et Julien Bouron commercial au sein du groupe Payant, distributeur de la marque.
Julien Bouron : « Volvo est vraiment entrée avec conviction dans la R&D de machines décarbonées »
Vous avez été le lien entre la fédération et le groupe Volvo. Pourquoi avoir favorisé cette visite ?
Le groupe Payant est distributeur, loueur et réparateur des matériels Volvo, et notamment des mini pelles qui sont fabriquées de A à Z à Belley. C’est du matériel Made in France. Il est important de montrer le savoir-faire français et valoriser ce côté premium de Volvo, d’autant plus que la marque, avec le pôle mondial de R&D pour les mini pelles de Belley, a des projets communs avec les adhérents de la fédération autour de la décarbonation, l’électrification.
Toutes les mini pelles disposent d’une version électrique ?
L’an passé le marché des mini pelles était de 15 000 machines. Pour développer la partie électrique avec un objectif de rentabilité, les constructeurs se sont adaptés à la demande, et ont consacré leurs efforts sur les engins de 1,8 et 2, 5 T, utilisés pour les cours d’immeubles, les jardins difficiles d’accès, et qui répondent aux nouvelles attentes de la société en matière de bruit, de pollution, bref dans les zones urbaines.
Comment fait-on pour que les plus grosses machines respectent l’environnement ?
Volvo propose des engins fonctionnant avec du HVO 100, et travaille sur l’électrification des gros matériels. Le futur sera un mix énergétique. La marque est vraiment entrée avec conviction dans la R&D de machines vertueuses.
Pour acheter ou louer une mini pelle Volvo il faut passer par vous, le groupe Payant ?
Oui. Nous sommes le distributeur exclusif de la marque dans le 1/4 Sud-Est, l’élément liant entre l’utilisateur final et le constructeur. Volvo conçoit et fabrique mais ne souhaite pas commercialiser ses produits. J’ajoute que nous réparons également les engins in situ, et que nous vendons des pièces détachées.
Nicolas Petreaux : « le groupe Tebior investit 2 millions en matériel chaque année »
Qu’avez-vous retiré comme enseignement de votre visite chez Volvo ?
Je trouve intéressant et enrichissant de pouvoir constater que se fabriquent sur notre territoire les engins de nos chantiers. Il faut savoir que le groupe Tebior investit 2 millions en matériel chaque année, dont la moitié pour RMF, notre filiale purement TP, routes, terrassement, réseaux…Dont bien sûr une part d’engins Volvo fabriqués à Belley. Nous avons pu visiter l’ensemble de l’usine, hors centre de recherche, échanger avec le personnel, avec la direction, et puis essayer les machines. Au bureau de la chambre d’Industrie Routière, nous essayons de promouvoir ce genre de rendez-vous quatre fois par an. Celui-ci était très réussi.
Êtes-vous contraints par les appels d’offres de vous équiper d’engins électriques ?
Les appels d’offres réclament en effet de plus en plus une adaptation de nos machines au respect de l’environnement, avec un système de notation voire de suivi et de contrôle sur le chantier des engins utilisés. Il me semble qu’il y a une partie de greenwashing dans ces démarches, même si personne ne peut contester l’intérêt d’engins qui fonctionnent sans bruit, odeur, ou pollution. Personnellement, je suis pour l’électrification car c’est un moyen de réduire nos émissions. Je note cependant que les mini pelles électriques, souvent utilisées en villes, réclament des bornes de recharge qui ne sont pas toujours existantes. S’il faut les ramener tous les soirs à l’entrepôt pour les recharger, cela n’a pas de sens.
À lire dans l’édition du 27 novembre 2025 du Journal du BTP
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