Killian Courrier, Ceccoli : « Je souhaite que nous puissions encore et toujours prendre le temps de la relation humaine »
Créateurs ou repreneurs d’entreprises, de nombreux « nouveaux » – tous secteurs d’activité confondus – ont rejoint ces derniers mois la fédération BTP Rhône. L’occasion pour nous de vous les présenter au fil des semaines, avant de pouvoir les croiser au cours d’un événement ou autre réunion.
Killian Courrier, 34 ans, a repris l’entreprise de serrurerie métallerie Ceccoli il y a neuf ans. Neuf années bien pleines, neuf années de croissance, avec un déménagement de la Croix-Rousse à Sathonay-Camp, un effectif qui passe de deux salariés à huit dont un apprenti, et surtout une évolution de son activité.
Comment avez-vous été amené à reprendre l’entreprise Ceccoli ?
J’ai fait mes études dans le gros œuvre en Bâtiment, BEP et BP en alternance chez Bouygues Construction, avant de me mettre à mon compte en maçonnerie. J’ai travaillé pendant des années en sous-traitance pour l’entreprise Ceccoli dirigée par mon ex-beau-père, avant de la racheter il y a neuf ans.
Vous êtes passé du gros œuvre à la serrurerie-vitrerie-menuiserie métallique ?
Voilà. C’était l’opportunité de reprendre la petite entreprise familiale qui à l’époque installait surtout des volets et des fenêtres en aluminium, bois ou PVC. Aujourd’hui nous intervenons beaucoup sur des devantures de magasin, vitrines et rideaux métalliques, et nous avons ouvert il y a trois ans un pôle dédié à la sécurité des bijouteries ou établissements de rachat d’or, en étage ou en boutique.
Bref, vous vous spécialisez sur les donneurs d’ordre professionnels ?
Notre activité a en effet évolué, nous travaillons aujourd’hui à 70 % pour des professionnels, dont des commerçants on l’a vu, ou des régies, et 30% pour les particuliers.Nous suivons la demande, et bénéficions d’un excellent bouche à oreille sur nos interventions, en particulier de la part des assureurs qui nous recommandent. C’est ainsi que nous avons grossi et avons été poussé à déménager à Sathonay-Camp dans de nouveaux locaux plus grands et plus modernes.
Comment qualifier la « patte Ceccoli » ? Pourquoi les assureurs par exemple vous recommandent ?
Parce que nous ne faisons que du sur mesure avec des équipes – dont un dessinateur – hyper réactives. Nos salariés ne travaillent que quatre jours par semaine mais font 45 heures. Nous pouvons travailler la nuit s’il le faut, et le week-end si nécessaire, par exemple en cas de sinistre. Et puis nous faisons attention à rester concurrentiels sur nos prix, sur la qualité de nos produits et de nos systèmes de sécurité. Enfin nous sommes vraiment bien assistés par des logiciels qui nous permettent de ne rien oublier, nous avons intégré l’Intelligence Artificielle, nous gagnons en temps sur plein de détails, ce qui nous permet d’être vraiment réactifs pour nos clients… Voilà les clefs, selon moi, de notre bonne santé et d’une activité soutenue.
Avec cette bonne activité vous recrutez, vous allez encore grossir ?
Je ne souhaite pas grossir pour grossir. Si je croise une « perle rare », comme c’est déjà arrivé dans mon équipe, un compagnon que je ne peux pas laisser passer, je le prendrai et on se débrouillera, mais je tiens à conserver la dimension familiale de l’entreprise. Chez nous, les salariés sont choyés, ils ont la semaine de quatre jours, leur camion, un outillage neuf, panier repas, frais de déplacement, etc… Mais ce sont les meilleurs à leur poste, et ils sont toujours disponibles. L’idée, pour répondre à votre question, est plutôt de stabiliser notre situation après des années de développement, de déménagement, et donc d’investissements. Je souhaite que nous puissions encore et toujours prendre le temps de la relation humaine, dans l’équipe et avec nos clients.
Pourquoi avoir décidé de rejoindre BTP Rhône ?
J’ai été poussé par les copains de la Croix-Rousse qui m’ont mis en avant l’ensemble des services proposés par les experts de la fédération. Et puis nous sommes RGE, Qualibat, et maintenant estampillés BTP Rhône, il me semble que l’ensemble est un gage de sérieux pour nos clients.
À lire dans l’édition du 26 février janvier 2026 du Journal du BTP
