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Un métier passionnant en perpétuelle évolution , Séverine BRUEL

Omniprésents pendant le premier confinement et souvent sollicités pour la reprise, les services de la fédération BTP Rhône-Métropole ont montré au-delà de leur engagement l’étendue de leur expertise. Avec cette nouvelle vague de Covid ils sont toujours sur le pont. L’occasion pour le Journal du BTP d’un focus sur chacun d’entre eux. Séverine Bruel, 47 ans, a intégré le service Social de la fédé début août, après avoir travaillé pendant vingt ans en cabinet comptable. Un service à découvrir, et à utiliser sans modération.

 

En quoi consiste votre travail au sein du service Social de la fédération ?

Nous exerçons au quotidien du conseil juridique en droit du travail et droit de la sécurité sociale de différentes manières. Nous répondons aux questions des adhérents par téléphone ou email, ou encore sur rendez-vous lorsqu’ils souhaitent évoquer des cas particuliers.

 

Vous avez beaucoup travaillé sur les aides de l’État ?

Oui nous avons notamment expliqué comment avoir recours au chômage partiel…

 

Outre le chômage partiel, vous devez avoir beaucoup de demandes avec la crise actuelle ?

Nous avons en effet beaucoup de questions liées à la Covid, les « cas contact » par exemple, quelle est la conduite à tenir et comment agir, la prévention etc…  Nous avons également travaillé sur la mise en place d’une charte sur le télétravail.

 

Avez-vous eu besoin de travailler sur des licenciements depuis la Covid ?

Nous en avons toute l’année. Licenciements pour inaptitude, licenciements économiques, nous faisons aussi des ruptures conventionnelles… Mais pour l’instant, c’est un peu délicat de ressentir les effets réels de la pandémie.

 

Et hors contexte de crise quelle est la mission de votre service ?

D’une manière plus générale, nous faisons de nombreux rappels de la réglementation du travail sur des thèmes ciblés, comme la durée du travail, les heures supplémentaires, ou encore les indemnités de déplacement…. Les adhérents nous sollicitent régulièrement lorsqu’il est utile de rappeler les règles élémentaires et essentielles en droit du travail sachant qu’elles évoluent sans cesse.

Nous abordons aussi beaucoup de notions liées à l’actualité : maladie et incidence sur la paie notamment…

 

Par exemple ?

Une entreprise avait besoin de recentrer les règles de base sur son quotidien. Nous avons donc répondu aux questions des salariés relayées par la direction, afin qu’elle puisse rédiger des notes de service. Cela concernait principalement les absences, les congés, la maladie, mais aussi les indemnités de petits et grands déplacements, indemnités spécifiques au bâtiment.

 

Comment faites-vous quand vous ne savez pas ?

Nous disposons d’un gros fond documentaire. Nous recherchons la source du texte, on l’analyse, on en discute au sein du service et ensuite on l’explique à nos adhérents. Il y a un gros travail de recherche juridique pour être toujours à la Une de l’actualité.

 

Vous donnez réponse à chaque cas particulier ?

Oui. Nous réalisons une veille juridique par rapport à l’actualité tout en sachant que chaque situation est différente, et nécessite une étude approfondie en fonction de la réalité de l’entreprise. Nous rédigeons aussi des contrats de travail avec parfois des clauses spécifiques.

 

Les adhérents qui vous sollicitent sont essentiellement des petites structures ?
On a des TPE, des PME, des structures plus importantes aussi… Malgré le fait qu’ils aient eux aussi leur propre service, car il est bon de confronter les points de vue.

 

Comment fonctionnez-vous avec le reste de l’équipe ?

Je travaille au sein d’une équipe de juristes de trois personnes, dirigée par Lydie Reinbold, avec également Romain Giraud, spécialisé en hygiène et sécurité du travail. Nous travaillons énormément ensemble. On échange beaucoup sur les dossiers parce que le droit est parfois sujet à interprétation. Le but est d’avoir une interprétation commune à remonter à nos adhérents.

 

Comme vos collègues, vous vous occupez également de chambres syndicales ?

J’assure en effet l’animation de deux chambres professionnelles : « menuiserie, parquets agencement » et « charpente toiture ». Avec la Covid nous avons dû restreindre un peu l’activité, mais nous avons fait des réunions de bureau, où nous abordons des sujets techniques concernant l’activité des chambres.

 

Vous êtes arrivée le 3 août dernier à la fédération. Le travail vous plaît ?

C’est un métier passionnant car en perpétuelle évolution dans un monde qui bouge sans cesse avec l’évolution législative et réglementaire. Et nous sommes proches de nos adhérents puisque présents dès qu’ils ont des questions.

©Photo de de Séverine BRUEL par Christophe Pouget.

Une interview à retrouver dans le JBTP du 17 décembre 2020. 

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