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Nous avons toutes les cartes en main pour participer activement à l’aménagement de la ville, Stéphane GOMIS

Au sein de la fédération BTP Rhône et Métropole, vingt-six chambres syndicales réparties sur cinq sections, et quatre chambres territoriales, œuvrent au plus près des adhérents. Nous avons choisi de diriger le projecteur sur chacune de ces chambres en posant sensiblement les mêmes questions à chacun des présidents. Stéphane Gomis, directeur d’agences Eiffage Énergie Systèmes pour le Rhône, quatre-vingts salariés, est le président de la chambre « Réseaux secs et d’éclairage » de la section Travaux Publics.

 

Quel est le champ de compétences de la chambre « Réseaux secs et d’éclairage » ?

Nous sommes une chambre d’une quinzaine d’adhérents, PME et grands groupes. Nous installons et maintenons des réseaux de distribution aériens et souterrains en électricité, en gaz, ou en télécommunications. Nous intervenons également en éclairage extérieur, en mise en lumière de bâtiments. Notre but à l’avenir est d’élargir le spectre de compétences de la chambre, afin d’intégrer d’autres activités très proches, comme la signalisation lumineuse tricolore, la vidéo-protection, la production d’énergie, les bornes de recharge des véhicules électriques, le transport, la mobilité… Certains adhérents réalisent déjà ces activités. Un changement de dénomination est envisagé : cela donnerait une meilleure visibilité de notre champ de compétences à l’extérieur et permettrait de faire venir de nouveaux adhérents. Dans cette chambre, nous avons toutes les cartes en main pour participer activement à l’aménagement de la ville.

 

Quels sont vos principaux donneurs d’ordre ?

Essentiellement des collectivités locales, des syndicats d’énergie, des concessionnaires de réseaux type Enedis, GRDF, ou Orange, et dans une moindre mesure des promoteurs, des aménageurs, des industriels.

 

Comment vos adhérents ont-ils vécu le confinement ?

Très rapidement l’ensemble des entreprises a suspendu les chantiers pour préserver la santé de nos compagnons. L’activité a été globalement gelée pendant deux mois. Nous avons juste mis en place le télétravail pour l’encadrement et certaines fonctions administratives. Et ont été uniquement maintenues les interventions d’urgence et de dépannage sur les réseaux. Cette crise sanitaire a eu un impact immédiat puisque nos adhérents s’attendent à avoir cette année une baisse de chiffre d’affaire de l’ordre de 15 à 20%.

 

Quelles ont été les difficultés rencontrées à la reprise ?

Nous avons quand même eu un certain nombre de donneurs d’ordre qui n’étaient pas du tout pressés de voir repartir l’activité. Et puis il a fallu mettre en place les mesures sanitaires, nous nous sommes beaucoup appuyés sur les recommandations de l’OPPBTP.

 

Des litiges avec les surcoûts ?

Non pas de litiges. Aujourd’hui les concessionnaires de réseaux ont joué le jeu et acceptent des surcoûts. En revanche, pour les autres clients, c’est zéro pour le privé et au cas par cas pour la commande publique.

 

Vos entreprises ont-elles souffert également de la période électorale ?

Oui, le cycle électoral ne nous est pas favorable. Pour l’activité de 2020, nous ne le ressentons pas encore trop, car les carnets de commande étaient relativement pleins et nous sortions d’une année 2019 dynamique, ce qui a permis aux entreprises d’avoir une activité correcte voire forte cet été. En revanche dès cet automne, certains membres de la chambre annoncent déjà des baisses significatives d’activité, et un carnet de commande très faible pour 2021. Le temps de relancer des projets, les études, le processus de consultations…

 

Comment voyez-vous l’avenir pour votre secteur d’activité ?

Nous nous attendons à une période très compliquée. Nos clients concessionnaires de réseaux, eux, poursuivent leur activité normale, mais du côté de nos clients privés, promoteurs, aménageurs industriels, on voit bien que les investissements ont été drastiquement freinés à cause du covid. C’est notamment le cas pour les entreprises qui travaillent sur les aéroports. A Lyon Saint-Exupéry, par exemple, les robinets sont restés fermés.

 

Certains de vos adhérents sont-ils inquiets au point de prévoir des baisses d’effectif ?

Oui nous sommes inquiets, et cela a déjà des répercussions sur l’apprentissage, alternants et stagiaires, sur les plans de formation qui ont été revus à la baisse, et aussi sur le recrutement que certains adhérents ont dû geler.

 

Quelle a été votre contribution durant ce confinement en tant que président de chambre ?

Je voudrais d’abord tirer un coup de chapeau à la fédération, son implication pendant le confinement, ils ont su être réactifs et synthétiques dans leur communication, sachant que c’était tout de même une période inédite et imprévisible. On a vu tout l’intérêt d’avoir une fédération professionnelle avec nous.

 

Une interview à retrouver dans le Journal du BTP de jeudi 15 octobre 2020.

 

 

 

 

 

 

 

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