Plateformes dans le bâtiment : la FFB lance un plan offensif

Convaincue que le phénomène des plateformes numériques n’épargnera pas le bâtiment, la FFB lance un plan d’action et de sensibilisation. L’objectif, mettre à la disposition de ses adhérents une liste des principaux points d’alerte à vérifier avant de s’inscrire sur une plateforme.

Elle va également réclamer aux pouvoirs publics un encadrement plus strict pour obliger les opérateurs de plateformes à vérifier les qualifications et les assurances des prestataires qui offrent leurs services en ligne. En complément, la Fédération va identifier les sites vertueux qui sélectionnent rigoureusement les professionnels et leur apportent les garanties nécessaires.

La démarche de la FFB s’appuie sur une étude qu’elle a réalisée avec l’observatoire ObSocCo en janvier 2017 auprès de 2.000 clients, faisant apparaître que 61 % des consommateurs connaissent les plateformes de travaux et que 11 % sont déjà passés par elles pour trouver un prestataire.

Avec le site d’information professionnel Batiactu, la FFB a également réalisé en mars 2017 une enquête inédite auprès de 1.330 professionnels du bâtiment, faisant apparaître que 63 % des artisans et entrepreneurs connaissent au moins une plateforme sur Internet. Ils ne sont que 13 % à affirmer qu’elles ont généré une concurrence pour leur activité, mais 52 % estiment qu’elles sont un danger pour la Profession.

Jacques Chanut, président de la FFB, déclare : « Nous n’échapperons pas à une forme d’ubérisation du bâtiment. C’est pourquoi la FFB réclame des mesures législatives pour éviter que les plateformes ne constituent un nouveau foyer de concurrence déloyale. Nous allons en parallèle éclairer et accompagner nos adhérents qui souhaitent travailler avec des plateformes vertueuses. »

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