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Rencontre des Travaux Publics // L’alternative au diesel reste à trouver

Lors de leur rendez-vous de rentrée, les entrepreneurs de Travaux Publics de la fédération souhaitaient trouver une réponse à la question : « Quelle énergie pour les motorisations de demain ? ». Certaines solutions ne seront développées qu’à un horizon lointain, leur a indiqué Philippe Gache, du CARA… C’est-à-dire bien après l’entrée en vigueur de la ZFE.

 

Vendredi dernier, le château de Pizay accueillait la réunion de rentrée des huit chambres professionnelles de Travaux Publics de la fédération qui, ensemble, représentent 140 entreprises employant au total, dans le Rhône, près de 7000 salariés.

Si le climat de cette « Rencontre des Travaux Publics » était résolument au beau fixe, les réponses apportées par l’intervenant de la matinée à la question d’actualité : « Quelle énergie pour les motorisations de demain ? » ont tempéré l’ambiance.

Venus chercher une solution à cette problématique dont l’acuité est renforcée par les prochaines restrictions de circulation liées à l’entrée en vigueur (janvier 2020) de la Zone à Faibles Emissions (ZFE), la soixantaine de dirigeants présents ont quitté Saint-Jean-d’Ardières avec des pistes de réflexion.

Après cette réunion, les entrepreneurs auraient en effet souhaité pouvoir orienter leurs futurs investissements dans de nouveaux poids-lourds ou engins dotés vers une motorisation leur permettant de continuer de réaliser des chantiers sur le territoire de la ZFE et dans la région.

Or, selon Philippe Gache, Directeur du Programme « Systèmes de transports et intelligence » au Cluster CARA (*), à l’heure actuelle, aucune solution alternative au diesel répondant aux besoins des entreprises n’émerge plus qu’une autre. Les fabricants explorent diverses pistes.

 

« Pas de vérité unique »

Selon lui, « nous passons d’une mono-technologie à un grand nombre de voies à explorer nécessitant autant de travaux et de budgets de R&D chacune. Par ailleurs, aucune stratégie réglementaire n’est clairement définie. Parfois, des filières complètes vont devoir émerger, ce qui requiert un temps long ».

Après avoir évoqué le projet « Equilibre » associant des transporteurs de la vallée de l’Arve qui, avec l’appui du CARA, ont su trouver une solution « gaz » avec GRDF pour rouler « propre et économique », il a proposé ses services pour aider les entrepreneurs à évaluer leur besoin et évoluer vers les motorisations de demain.

Ce qu’il faut retenir, c’est l’absence de vérité unique. Le GNV existe déjà et répond à certains usages. Le déploiement de l’électricité va prendre du temps. L’hydrogène est prometteur, mais les solutions ne seront développées qu’à l’horizon 2030 », a-t-il résumé.

« Il serait possible d’en conclure que les trois énergies les plus en vue, l’électricité, le gaz et l’hydrogène, conviendraient aux entreprises de travaux publics, chacune d’elles étant adaptée à certains usages. Mais il faudra affiner », précisait-il.

Non sans ajouter : « En contrepartie, il faudra changer les comportements, y compris côté donneurs d’ordres. Mieux vaudrait viser un mix-énergétique pour adapter la motorisation aux usages et aux territoires… et, idéalement, produire cette énergie localement ».

En tout état de cause, vouloir remplacer le diesel immédiatement n’est pas envisageable et pour certains usages, cela sera même difficile avec les nouvelles énergies.

(*) Basé à Lyon (CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne), le cluster CARA (European Cluster for Mobility Solutions) a pour vocation d’accompagner la mutation de la mobilité urbaine.

Echanges directs avec Pierre Mignoni

Invité à l’occasion de cette « Rencontre des Travaux Publics », le manager sportif du LOU Rugby a échangé avec les entrepreneurs de façon très informelle, se montrant très direct et spontané. Outre des questions portant sur la saison, la stratégie du club ou son rôle à la tête de l’équipe, Pierre Mignoni a reconnu qu’il avait « une chance énorme » d’exercer cette fonction de manager. « Comme vous, j’encadre des effectifs, et ce n’est pas le plus facile… », a-t-il commenté.

 

Légende photo d’accroche : 

Parmi les présidents de chambres professionnelles de Travaux Publics : (de gauche à droite) Bruno Médori (Déconstruction), Laurent Carrion (Canalisations), René Coiro (Section), Gaby Abou Sleiman (Travaux souterrains et géotechniques), Jean-Pierre Chambon (Recyclage) et Stéphane Gomis (Réseaux secs et d’éclairage)

Published in Evènements TP

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