« La liberté de circuler ne doit pas être celle d’exploiter », J. Chanut

Jacques Chanut le répète régulièrement aux micros des radios et face aux journalistes de la presse écrite nationale, il ne s’oppose pas au détachement ou à la concurrence intra-européenne à partir du moment où ils sont légaux. Or les abus se multiplient.

« La vraie fraude, ce sont les entreprises qui déclarent leurs salariés 35 ou 40 heures alors qu’ils en font 60, déplorait le président de la FFB ce mercredi dans les colonnes du Figaro. Il faut se montrer intransigeant avec elles ». Pour faire cesser un « sentiment d’impunité autour du travailleur détaché », Jacques Chanut réclame plus de contrôles. « Chaque État membre de l’Union européenne à ses responsabilités. Il faut montrer que le niveau des contrôles peut être le même partout et que l’on est capable de contrôler aussi bien en semaine que durant les week-ends ou en soirée ».

 

Huit ministres européens appellent à mieux protéger les travailleurs détachés en leur accordant une rémunération équivalente à celle des travailleurs du pays d’accueil dès le premier jour de leur détachement. « À défaut de quantification précise », la fédération s’est livrée à un exercice de comparaison des coûts horaires entre un travailleur détaché payé au SMIC +20% ou au SMIC, comme le prévoit la réglementation française et un autre, dont l’employeur ne respecte pas la loi, à un demi-SMIC. La FFB obtient le résultat suivant : dans le premier cas, le coût horaire TTC s’élève à 21,49 euros (SMIC +20%) ou à 16,87 euros (SMIC) et dans le second, à 7,95 euros. Soit un écart de 53% ou de 63% selon les cas.

Et la carte BTP qui entrera bientôt en vigueur ne résoudra pas la problématique de dépassement d’heures. Seule une politique active de contrôle pourra mettre fin aux dérives de la fraude.

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