La FFB défend la mention RGE contre UFC Que Choisir

Le numéro de décembre de Que Choisir comprend un article de quatre pages à charge contre les professionnels RGE qu’il accuse de mal conseiller leurs clients, d’intervenir uniquement sur leur corps de métier, sans approche globale  et en privilégiant les postes qui leur rapportent le plus, sans soucis de cohérence, tout cela en sur dimensionnant, en facturant à des prix exorbitants et parfois démentiels.

La FFB a choisi de ne pas réagir publiquement, considérant que cela ne ferait qu’enrichir la polémique.

L’article de Que Choisir est trompeur, racoleur et manque sa cible. Il n’est pas sérieux de dire que les entreprises RGE doublent ou triplent systématiquement leurs devis. L’étude est très mal documentée, ne donne les références ni des prix qu’elle annonce comme étant des prix acceptables, ni de l’expert anonyme.  En matière de coût, point essentiel, il n’est à aucun moment indiqué si les entreprises ont ou non été mises en concurrence. C’est pourtant le B-A BA pour apprécier la réalité d’un coût. À défaut, seul le silence s’impose.

Rien n’est dit sur la composition de l’échantillon. Rien ne permet de dire qu’ils soient représentatifs, ni généralisables.

Les attaques portent sur les seuls aspects prescription et coûts. La qualité de la mise en œuvre, la qualité des travaux sont totalement ignorées. Or c’est aussi une des dimensions essentielle du RGE. Il en va de même des résultats en matière de performance énergétique.

En matière de prescription, les attaques, en se focalisant sur les seuls travaux d’économie d’énergie, laissent de côté la majorité du marché. Les travaux d’économie d’énergie font, en général, partie d’un chantier plus large. La mission des entreprises RGE consiste alors à veiller à ce que la composante travaux d’économie d’énergie soit la bonne.

Au final, tout ce qui est excessif est insignifiant. Si, à l’évidence, des améliorations sont nécessaires dans le dispositif RGE, si sur un tel marché des situations très diverses existent, il est particulièrement injuste, et pour tout dire vexatoire, de jeter l’opprobre sur toute une profession à partir de cas isolés.

Le RGE n’est peut-être pas parfait, mais il constitue un premier pas, il impose la qualification professionnelle, des compétences complémentaires du métier qui doivent être justifiées et un audit par tierce partie.

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