Dialogue social dans les TPE : une contrainte supplémentaire

rebsamLes mesures de simplification en matière de pénibilité  ainsi que celles ciblant les entreprises de plus de 50  salariés du projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi vont dans le bon sens. Il en va de même des dispositions visant à assouplir la reconduction du CDD et le contrat d’apprentissage. Mais dans le même temps, ce texte alourdit les obligations pesant sur les plus petites entreprises, avec la création de commissions paritaires régionales. Dans le secteur du bâtiment, 98 % des structures comptent moins de 11 salariés. Le dialogue social y existe bel et bien. Il est direct, réel et vivant, il n’a pas besoin d’être institutionnalisé ou formalisé pour exister. Les artisans et chefs d’entreprise du BTP, qui sont particulièrement attachés  aux valeurs de l’apprentissage et de la transmission des savoirs, ont toujours été attentifs à la situation de leurs salariés. Confier le dialogue social à des structures extérieures déconnectées des réalités quotidiennes de l’entreprise
risque de détruire ces relations et de générer un climat de méfiance et d’inquiétude. Qui plus est, dans un contexte de dégradation économique majeure, les entreprises artisanales n’ont pas besoin d’une contrainte administrative supplémentaire.

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